Belgique : relations économiques

Publié le 17 septembre 2019

BELGIQUE : RELATIONS ÉCONOMIQUES

RÉUNION AVEC S.E. MONSIEUR FRANÇOIS DE KERCHOVE,


AMBASSADEUR DE BELGIQUE EN FRANCE


le mardi 17 septembre 2019 à 8 h 30 À PARIS
AMBASSADE DE BELGIQUE


On ne présente plus vraiment la Belgique et son économie au monde des affaires français.
La proximité géographique, l’appartenance commune au grand marché européen, les liens bilatéraux commerciaux, industriels et financiers aussi solides que divers font que les deux économies présentent un degré d’intégration assez fort. Toutefois les deux pays sont de tailles évidemment très inégales, ont donc des structures d’entreprises très différentes et leur mondes des affaires respectifs, surtout lorsqu’il s’agit de la relation avec les pouvoirs publics, travaillent souvent sur des mentalités qui sont les résultats d’histoires politiques assez dissemblables.
Un petit rappel de l’essentiel est donc parfois nécessaire. 


L’économie belge ces quatre dernières années a fait l’objet de réformes importantes menées par le gouvernement et dont on perçoit les fruits aujourd’hui. Les progrès ont été enregistrés sur le marché du travail (création de 220 000 emplois environ et chômage descendu de près de 8% à 5,7%), dans le domaine des cotisations sociales abaissées pour les PME et les Indépendants, en ce qui concerne les dépenses publiques (déficit budgétaire contenu en dessous de 1,3% du PIB) ou encore dans celui des pensions (passage de 65 à 67 ans). Tout n’est pas fini, tant s’en faut, et il reste beaucoup à faire encore pour relever certains défis structurels importants : dette publique toujours trop élevée (aux alentours de 100% du PIB), croissance un peu trop molle (1,4% en 2018) et dont les études prospectives annoncent encore l’érosion (1,2%), un marché de l’emploi où la mobilité des travailleurs est insuffisante et le déficit de compétences souvent spectaculaire.


La Belgique est un pays dont près de 80% du PIB dépend directement des relations internationales économiques (commerce extérieur, investissements directs). En 2018 la Belgique a exporté pour 395 milliards d’euros de biens (+3,6% par rapport à 2017) et en a importé 381,1 milliards d’euros (+5,2% par rapport à 2017). La balance commerciale est bénéficiaire et nos exportations ne cessent d’augmenter depuis 2011 de manière continue. Les entreprises belges exportent en ordre principal des produits de la chimie (25,8%), du matériel et des pièces de transport (12,2%) et des machines et équipements (10,4%). Pour les importations on retrouve la chimie avec 22,8%, les technologies de transport avec 14% et les produits minéraux avec 12,9%. Ces chiffres illustrent assez justement une économie de transformation assez typique. Avec 7,2% du total UE28, la Belgique est le 6ème principal exportateur de l’UE. Nos principaux partenaires à l’exportation sont les Allemands (17,7%), les Français (14,4%), les Hollandais (12,2%) et les Britanniques (8,0%). Pour les importations et dans l’ordre nous avons d’abord les Pays-Bas (17,9%), l’Allemagne (13,0%), la France (9,4%) et les USA (7%).


En fait d’investissements directs des entreprises françaises en Belgique, nous avons une série de très grands noms de l’économie française massivement présents dans notre économie : BNP-Paribas, Engie, Thales, Carrefour, ATOS… La Belgique, terre de PME avant tout, est certes moins présente en France par ses investissements mais il y a quelques fleurons qui méritent d’être mentionnées Solvay-Rhodia, UCB Pharma France, EURA NOVA (IT) et INDAVER (gestion des déchets ménagers et industriels. La Belgique est le 4ème investisseur européen en France et y représente 5% des investissements étrangers. Plus de 4 600 firmes belges ont investi en France et assurent ainsi l’emploi d’environ 135 000 personnes.