Vu sur le web n°41 du Forum Francophone des Affaires du 9 juillet 2012

Publié le 9 juillet 2012

Amin Maalouf, la francophonie à l’Académie

Le Figaro revient sur la cérémonie d’investiture d’Amin Maalouf, écrivain franco-libanais, à l’Académie Française. Parrainé par Olivier Nora et Frédéric Vitoux, c’est la première fois dans l’histoire de l’institution qu’un écrivain originaire du Liban, pourtant un fleuron de la francophonie, devient un « immortel ». L’auteur déjà auréolé du prix Goncourt en 1993 pour son livre Le Rocher de Tanios a tenu à rendre hommage comme le veut la tradition à son prédécesseur au fauteuil 29 Claude Lévi-Strauss, évoquant ses « rêves d’harmonie, de progrès et de coexistence » et condamnant le « mur de la détestation » entre les différentes civilisations. Il a été accueilli par son ami Jean-Christophe Rufin, revenant sur son parcours et plus précisément son enfance à Beyrouth. Véritable fierté pour tout un pays, Amin Maalouf promet d’aider à « démolir les murs sous le regard lucide de Lévi-Strauss ».

Afripedia, Wikipédia pour l’Afrique

Alors que Wikipédia en français arrive en 3ème position par le nombre d’articles avec plus d’un 1,2 million d’articles en juin 2012, et que près de 10 % du continent Africain parle français, moins de 5 % des visites de Wikipédia France proviennent d’Afrique. Un constat que déplore Adrienne Charmet-Alix, responsable du projet Afripedia, pour Citazine : « en Afrique on n’utilise pas Internet pour la culture […] parce que l’accès à Internet coute trop cher et que les connexions ne sont pas stables ». L’équipe d’Afripedia projette donc tout d’abord de diffuser Wikipedia sur le continent Africain, en formant les étudiants et les enseignants à une technologie WI-FI qui permet d’accéder au contenu du site sans être connecté à Internet. L’objectif est de constituer des communautés de contributeurs du site, afin d’avoir plus de contenu sur l’Afrique et plus de contenu produit par les Africains. Une initiative qui participe à réduire la fracture numérique entre Nord et Sud.

L’Académie française publie son palmarès 2012: 65 distinctions couronnant poètes, cinéastes, défenseurs de la francophonie, philosophes, gens de théâtre, écrivains

Le Point effectue un bilan du palmarès 2012 de l’Académie française. Près de 65 distinctions couronnant poètes, cinéastes, défenseurs de la francophonie, philosophes, gens de théâtre, ou écrivains ont ainsi été délivrées. Parmi les grands vainqueurs, on retrouve notamment Paul Morand, qui obtient le Grand prix de littérature, Benoit Jacquot le prix du cinéma René Clair, Marie NDyaye le prix du théâtre, Jean-Claude Pirotte le Grand prix de la poésie, Barbara Cassin le Grand prix de la philosophie et Maxime Le Forestier la Grande médaille de la chanson française. À noter également que l’Iranien Daryush Shayeganrand se voit décerner le Grand prix de la francophonie. La liste complète des prix est disponible sur le site de l’Académie française www.academie-francaise.fr.

Francophonie: Le Qatar en lice

Alors que l’Organisation Internationale de la francophonie (OIF) compte à ce jour 56 membres et 19 pays observateurs, le Qatar a posé une demande d’adhésion et mène une intense campagne de lobbying. L’Express nous explique qu’aujourd’hui, un seul pays du Golfe est membre de l’OIF : les Emirats arabes unis. Il est vrai que le Qatar compte près de 100 000 francophones, pour la plupart originaires de l’Afrique du Nord, attirés par l’expansion économique du pays. La demande va ainsi être analysée lors du prochain sommer des chefs d’Etat et de gouvernement, en octobre prochain à Kinshasa, au même titre que la demande de l’Uruguay.

Rio+20 : Concertation francophone de haut niveau sur les perspectives d’action dans l’espace francophone

En marge du sommet de la Terre Rio+20 qui s’est achevé le 22 juin dernier, Mediaterre revient sur la rencontre organisée par l’Organisation Internationale de la Francophonie entre les leaders des pays membres autour d’une perspective d’action commune dans l’espace francophone. Plusieurs personnalités importantes ont pris part au débat. Le président du Bénin, M. Yayi, est revenu sur le difficile accès aux énergies renouvelables pour les pays d’Afrique, et sur un nécessaire partage des technologies. Brice Lalonde a lui insisté le rôle joué par la francophonie dans la transformation de l’économie mondiale en développement durable. Enfin Jean Charest, premier ministre Québécois a mis l’accent sur le lien entre culture et développement durable au Québec. On peut ainsi noter une véritable volonté de la francophonie de s’engager en faveur du développement durable.

Abdou Diouf veut «s’indigner» pour sauver la langue française

Libération revient sur l’ouverture du forum mondial de la langue française qui s’est ouvert lundi 2 juillet à Québec. Alors que plus de 1000 conférenciers, artistes, jeunes ou membres de la société civile se retrouvent et débattent de la langue française, parlée par plus de 200 millions de personnes dans le monde, le secrétaire général de la francophonie Abdou Diouf a évoqué une nécessaire « indignation linguistique ». « Nous ne sommes pas là pour lancer une déclaration de guerre, mettre les langues en concurrence ou en compétition», a souligné le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie. Mais «par-delà les chiffres rassurants que nous connaissons, il y a des faits, des pratiques quotidiennes, des évolutions géopolitiques et géoculturelles lourdes», a ajouté M. Diouf. Il a ainsi encouragé les projets de mobilité des étudiants au sein des pays francophones. Et de conclure, non sans évoquer sa crainte du « cloisonnement de la langue française », qu’ «il faut que le poète africain ait autant d’influence sur notre langue commune que le "slammeur" du Québec…»