Les billets du FFA

Le multilatéralisme victime de Copenhague ?

Le Sommet de Copenhague a débouché sur une simple déclaration politique, sans aucune valeur en droit international, et qui n’engage aucun Etat en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ce résultat n’emballe personne, les appréciations sur son contenu allant de « désastre » à « premier petit pas en avant ».

A Copenhague, un Sommet de « climato-sceptiques »…

Ce devrait être la « mère de toutes les négociations » : s’appuyant sur les travaux des quelque 2 000 scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), elle a en effet pour objet rien moins que de préserver la Planète d’un réchauffement climatique, aux conséquences catastrophiques, occasionné par l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Une grande victoire de Bruxelles

« Etre capable d’arrêter la circulation à Pékin et à Moscou », tel était le profil proposé par David Miliband, ministre britannique des affaires étrangères, pour l’un des deux nouveaux postes créés par le traité de Lisbonne, celui de président permanent du Conseil européen (un mandat de deux ans et demi, renouvelable une fois), l’autre étant celui de Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Il pensait évidemment à son ami Tony Blair, soutenu jusqu’au dernier moment par Gordon Brown, son successeur au 10 Downing Street.

Un prix Nobel de la parole

L’attribution du prix Nobel de la paix à Barack Obama a un caractère quelque peu insolite, malgré la sympathie dont bénéficie personnellement le nouveau président des Etats-Unis dans les opinions publiques de la quasi totalité des pays du monde. D’ordinaire, une haute distinction internationale, que ce soit la médaille Fields pour les mathématiques, le prix Nobel de médecine ou le prix Nobel de la paix sanctionne une œuvre accomplie et reconnue.

Référendum en Irlande : oui au beurre et oui à l’argent du beurre

Si, le 2 octobre, les électeurs irlandais se sont très majoritairement prononcés pour le « oui » au traité de Lisbonne – après lui avoir dit « non » en juin 2008 -, il serait quelque peu exagéré d’y voir une « victoire de l’Europe », comme l’on fait certains commentateurs. Car cette inversion du résultat , loin de traduire une adhésion positive à un projet européen partagé, consacre au contraire la légitimité d’un « exceptionnalisme » national, d’une sorte d’Union européenne à la carte.

Fin des « relations spéciales » de Washington avec l’Europe de l’Est

Ayant fait du dossier du nucléaire iranien sa principale priorité de politique étrangère, à égalité avec l’Afghanistan, Barack Obama a absolument besoin de l’appui ou, au minimum, de la bonne volonté de Moscou. Et il marqué un premier point lorsque, le 24 septembre dernier, le président russe Dmitri Medevev a déclaré à Pittsburgh qu’il n’excluait pas des sanctions contre la République islamique.

Peut-on être libre-échangiste avec la Chine ?

Les relations entre les Etats-Unis et la Chine sont celles d’un couple condamné à s’entendre, chacun de ses membres ayant beaucoup plus à perdre qu’à gagner en cas de rupture. Du moins pour le moment. Pékin assure les fins de mois de Washington en continuant à acheter ses bons du Trésor, ce qui garantit du même coup un libre accès de ses exportations au vaste marché américain.

Lord Turner contre la City

Lord Turner dispose de lettres de créances impeccables pour la communauté financière internationale : ancien directeur général de la Confédération de l’industrie britannique (CBI), l’équivalent outre-Manche du Medef français ; ancien vice-président de Merryl-Lynch Europe et actuel chef de la Financial Services Authority (FSA), l’équivalent de l’Autorité des marchés financiers (AMF) en France.

 

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