Francophonie : la 36ème assemblée parlementaire

Publié le 9 juillet 2010

Francophonie : la 36ème assemblée parlementaire La 36° Edition de l’Assemblée parlementaire francophone a eu lieu le 7 juillet 2010, à Dakar. Cet évènement international a rassemblé plus de 300 défenseurs de la langue française venus de plus de 77 pays. L’Assemblée se déroula sous la Présidence du Président de la République du Sénégal, M. Abdoulaye Wade et du secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf.
 

Cela fait plus de quarante ans que l’Assemblée parlementaire de la Francophonie existe, elle découle de l’Association internationale des parlementaires de langue française (Aiplf), créée en mai 1967 à l’initiative de l’ancien président Senghor. Son objectif était de proposer que des parlementaires se réunissent pour constituer une association qui défende la langue française et qui en assure le rayonnement.
 

A l’époque, l’Aiplf regroupait des parlementaires issus des Parlements d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, d’Europe et d’Océanie. Aujourd’hui, elle comporte des parlementaires de 77 Parlements ou organisations interparlementaires, provenant des cinq continents. Son objectif est de promouvoir la démocratie, l’Etat de droit, le respect des droits de l’Homme, le rayonnement international de la langue française et la diversité culturelle.
 

Cette rencontre annuelle permet de débattre et d’échanger sur des sujets d’actualité et d’élaborer une réflexion sur l’évolution de la langue française. Pour cette nouvelle édition, Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, a souligné la nécessité de balayer les clichés sur l’Afrique. Pour lui, il faut mettre en avant les talents et la dynamique de l’Afrique plutôt que de se focaliser sur ses difficultés : "l’ Afrique doit faire valoir ses intérêts et jouer pleinement son rôle sur le plan mondial" a-t-il déclaré.
 

Egalement présent, le Président de l’APF, par ailleurs Président de l’Assemblée nationale du Québec, M. Yvon Vallière a exprimé sa joie d’être au Sénégal, territoire emblématique de la francophonie. M. Vaillière a ainsi expliqué que le Sénégal incarnait pour lui un pays significatif pour l’Assemblée parlementaire de la Francophonie : "Significatif tout d’abord parce qu’il y a de cela 50 ans, les Sénégalais, à l’instar de maints peuples africains, prenaient en main leur destinée. Loin du repli sur soi, cette étape historique sera le point de départ de l’émancipation de tout un continent qui servira progressivement les idéaux de la paix, de la démocratie et du développement".
 

Cette assemblée était également l’occasion de célébrer les 40 ans de la signature de la Convention portant sur la création de l’Agence de coopération culturelle et technique, acte constitutif de l’actuelle Organisation internationale de la Francophonie, et de constater le chemin parcouru. M. Vaillières a ainsi conclu : "Nous voilà, 40 ans plus tard, devant une Organisation internationale de la Francophonie qui a atteint un rythme de croisière plus qu’enviable. De la défense de la langue française à la diversité culturelle en passant par l’éducation, le développement durable, les nouvelles technologies, la solidarité ou encore son action politique, cette organisation a su devenir un acteur incontournable sur la scène internationale".