Langue française

Boycott et boycottage

Refusant obstinément de baisser ses loyers, le grand propriétaire terrien irlandais Charles C. Boycott, à l’automne de 1880, ne se doutait pas que son nom passerait à la postérité et dans la plupart des grandes langues. Il fut en effet mis en quarantaine par ses fermiers, bien résolus à le faire céder. La presse anglaise s’empara de l’affaire, formant le verbe to boycott, qui passa presque aussitôt en français, sous la forme boycotter, ainsi que dans les autres idiomes européens. Le fait traduit bien la montée en puissance du journalisme à la fin du XIXe siècle,

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Chômage

À partir du mot grec kauma, « la chaleur », le bas latin a formé le verbe caumare, qui signifiait « se reposer durant une forte chaleur ». Ce verbe a donné l’ancien français chomer, souvent écrit avec deux m, dont on a tiré, à l’aide du suffixe agentif –age, le substantif chômage. Dans l’ancienne langue, le chômage c’est d’abord le fait de ne pas travailler volontairement. Plus précisément, on désigne ainsi la suspension des travaux, …
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Confinement et déconfinement

Le latin finis désignait l’extrémité. A l’aide de cum, « avec », le latin avait formé confinium, qui se disait des limites d’un champ. Le français en a tiré confins, généralement employé au pluriel, pour désigner des terres situées à l’extrémité : aux confins de la Chine.  On en a fait le verbe confiner, au sens étymologique de « se trouver à la limité » : le Brésil confine à la France. (Et oui ! la Guyane…). Puis le verbe a pris la signification de « placer dans des limites », …
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Métier et profession

Métier et profession ne sont pas synonymes. Pour les distinguer, ayons recours à l’étymologie. Métier provient du latin ministerium ; ce mot, dont on connaît par ailleurs le calque savant ministère, désignait le « service ». Être métier en ancien français signifiait « être utile ». Il y a dans métier une notion d’utilité, voire de technicité. N’oublions pas, d’ailleurs, que le terme peut désigner une machine : le métier à tisser.  Le métier est donc une activité, …
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Dissous, dissoute ; absous, absoute

En fait ils sont trois mousquetaires, trois dérivés du vieux verbe soudre, du latin solvere, qui signifiait « payer, acquitter, délier » (pensons à solvable). Résoudre est le plus simple ; il se conjugue assez normalement. Subjonctif présent : je résolve, passé simple : je résolus ; subjonctif imparfait : je résolusse. Son participe est également régulier : résolu(e).  Mais il s’agit d’un participe refait ; on disait dans l’ancienne langue résous et résoute. …
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